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Expositions à venir : 
 
 
Portes Ouvertes de La Balaine
 
Le samedi 5 et le dimanche 6 octobre 2018 de 14h à 20h
 
22, rue du Pré Saint-Gervais 93500 Pantin, métro: Hoche

Evènement Facebook: 
 
 
 


Fondation Taylor

Du 2 au 24 novembre

Vernissage le 2 novembre de 17h à 21h

Du lundi au samedi de 14h à 19h

1, rue Labruyère 75009 Paris

        
 
                                                            
 
En ouvrant les yeux j'ai vu qu'il me regardait déjà. Le soleil l'éclairait révélant du même coup la trainée rouge sang qui le souligne.

Alors que mon cerveau est encore engourdi, que des idées commencent à m'envahir, lui est là, calme et serein, grave mais apaisé.

Tous les matins il me rassure, l'expression jocondesque, bienveillante, les oreilles dissimulées dans la pénombre pour nous préserver du moindre son, conserver notre échange silencieux.

La noirceur qui l'entoure est lumineuse, riche, dense de couleurs, reflets et textures.

Si on arrive à s'extirper de son regard happant, on réalise combien son entourage grouille d'objets, de mouvements, de présences presque mouvantes et savamment dissimulées dans cette noirceur.

C'est mon Socrate, c'est le chien d'Hélène.

Virginia Mekiri

 

C’est en peignant que les personnages et les chiens errants prennent vie, qu’ils émergent.

Ils sont anonymes mais bien vivants dans un lieu que l’on peut deviner comme des

Ruines, la nature, une ville, ou pas.

Une réflexion, ma réflexion sur la vie.

Fonds coupants, découpants, sombres ou vifs où se mettent en scène un personnage ou plusieurs personnages, un animal ou une meute, des ruines.

Nous sommes seuls  face à la vie avec des regards absents, hagards  comme figés.

Décharnés, dénudés mais là plus que jamais encrés dans la terre,

Chiens errants ou les clebs c’est la rébellion, ce sont des hommes et des animaux qui s’animent.

Moments périlleux et décisifs. C’est la lisière de la ville, entre le commencement ou la fin de celle-ci.

Emotions ressenties face au spectacle que m’offre une capitale et les quelques lieux que je connais sur cette planète avec de « drôles de coins » qui peuvent être des toiles de fonds pour un film, un livre ou une peinture…

Il est parfois difficile de ne pas se sentir seul devant cette métamorphose.

Je poursuis des compositions s’inspirant de corps de villes, de ruines, d’humains ou d’animaux. 

Je me nourris de ce qui m’entoure, de ce qui me touche et me saute aux yeux.

Expérimentations, obsessions, visions... mises sur la toile.

 

 
Hélène MILAKIS © 2019 - All Rights Reserved
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